André

Andre, androgyne, polygame (polyandre?).

Il fut quelques temps le pool journalistique mouzinien constitué de LTX et de Mou Tord Head se rendit fort guilleret au mythique Pez Ner pour assister, déjà acquis, a une prestation du non moins mythique André Williams.

Pèse-Nerfs, antonienne-artaudtesque formule qui exprime l’impossible et traumatisante quête de l’absolu.

Tout comme Artaud, Mouzine s’exprimant à des lecteurs imaginaires, qui de mieux que Dédé, le défoncé rythm’n’blues absolu pour étancher notre soif de Jack Daniel’s apte à nous faire converser avec Sheitan?

Et là, déception absolue, elle aussi, car, défoncé, il l’était Dédé, à peine capable de baragouiner quelques paroles chaotiques, sortant de scène entre chaque complet pour fariner en coulisses ses naseaux blanchis à la coco, accompagné par un groupe de bûcherons canadiens capables de faire passer ZZTop pour pour un trio de musique baroque du XVème siècle.

Et pourtant, question philosophique à laquelle même BHL, une sommité (aha) n’est capable de répondre: comment se fasse (et non fesse, sacré Dédé)?

Et bien après des années de recherches assidues, Mou Tord Head, accrédité au CNRS de philologie dirigée par le professeur Lemmou docteur en wheremötorheadandweredoingrock’n’roll, a trouvé: go to hell BHL.

En fait, sur l’album Silky, écouté en boucle depuis sa découverte induite par l’ami Mov Gui, et ben ce sont les Gories qui jouent, non crédités, et Dédé est porté à son acme. On a beau farfouiller, il n’a jamais été aussi bon dans son rôle de pervers pépère bluesiquo-soulophile.

Mou Tord Head, le redresseur de tords qui rétablit quelques vérités et qui n’hésite pas à publier des photos #metoo

PS: et comme on est pas chien, on signalera l’excellent album The Black Godfather, enregistré en 2000 avec The Jon Spencer Blues Explosion, The Dirtbombs, Steve McKay ou encore The Oblivians. Mais ça on vient de le découvrir, c’est de la faute de Mou en Retard.

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